• Histoire et société

    Histoires et sociétés :

     

     

    Histoire et société

     

    Les peuples, par-delà le Limes, ont leur propre Histoires et leurs propres cultures, ce qui se reflète dans une plus ou moins grande mesure dans les sociétés d'autrefois et d'aujourd'hui. Cela vaut pour la politique, la religion, la philosophie et les folklores locaux. Donc, il se peut que l'on touche un peu à la mythologie ou aux "beaux-arts" dans certains de ces articles.

  • Chers lecteurs et chères lectrices,

    Bonsoir !

    Je vous écris pour vous parler du Festival Cidre et Dragon (j'aurai voulu faire un article dessus plus tôt, mais tant pis). Il s'agit d'un festival en entrée libre et gratuite se déroulant à Merville-Franceville, dans le Calvados (en Normandie) le week-end du samedi 19 et du dimanche 20 septembre. Le Cidre et Dragon a pour thèmes principaux l'heroic fantasy et l'univers steampunk (je vous expliquerai tout ça plus en détail une prochaine fois, rassurez-vous ^^). L'ambiance a l'air excellente, il y a des costumes superbes (on peut y aller déguiser... C'est même d'autant plus fun)... Et il y a des Vikings ! <3

    Cidre et Dragon 2015

    Une photo du Cidre et Dragon 2014, avec ici surtout des costumes de l'univers steampunk évoqué plus haut (mélangeant l'esthétique de l'époque victorienne, au XIXème siècle, avec un aspect futuriste) et un Merlin qui tape l'incruste tout à droite de la photo

     

    J'y serai le samedi 19 septembre, autrement dit demain (déjà). Je serai déguisé en Viking, du style "Ensiferum" (en référence au fameux groupe de Viking/Folk Metal finlandais).

    Cidre et Dragon 2015 

    "In My sword I Trust !" \m/

     

    Tant qu'à faire, un peu de musique pour pour se laisser transporter dans ce monde fantastique, pleins de dragons, de légendes, de Vikings ainsi-que de ripailles chantantes et bien arrosées !

     

    Donc, sur ce, bon soir, et à demain peut-être au Cidre et Dragon !

    Au plaisir dans tout les cas ! Skål !

    Amicalement,

    Myrdhin !

     

     


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  • Allez hop, je vous offre une version "remastérisée" de mon article de juin 2014 intitulé "L'Outre-Limes chevelu". Si je fais ça, c'est pour l'améliorer, car non seulement il y a des fautes d'orthographe, mais aussi des tournures de phrases, des images et autres que j'aimerai améliorer. Donc voilà...

    L'Outre-Limes chevelu ("remastering" de juillet 2015)

    Devinez qui c'est celui-là?

     

     

    Vous l'avez peut-être remarqué, mais souvent, les peuples "outre-limes", que ce soit les Celtes, les Vikings, les Amérindiens ou d'autres, ont souvent les cheveux longs, que ce soit les hommes ou les femmes. Alors, pourquoi? "Mais, et pourquoi pas ?", ai-je presque envie de répondre. L'une des premières réponses possibles serait de dire que c'est pour des raisons esthétiques, car c'est beau, ou que c'est "trop la classe". Ce n'est pas moi qui vais dire le contraire en tout cas, en grande partie car j'ai moi aussi les cheveux longs. ^^

     

    "Parité capillaire":

     

    Et puis il y a un autre argument peut-être un peu plus constructif,  pour défendre ces hommes aux cheveux longs : celui de la "parité capillaire". Autrement dit : "Les femmes ont bien les cheveux longs, alors pourquoi les hommes ne pourraient pas en faire de même? Après tout, dans les deux sexes, les cheveux poussent de la même façon". Ceci dit, on peut aussi dire la même chose pour défendre le fait que certaines femmes aient les cheveux courts, car si les hommes les ont courts, pourquoi les femmes s'en priveraient elles forcément? C'est vrai quoi !

    L'Outre-Limes chevelu ("remastering" de juillet 2015)

    La parité capillaire elfique

    Source : Elrond et sa fille Arwen dans "Le Seigneur des Anneaux"

     

    Au fait, tout ça me fait penser à une phrase du chef Sioux Lakota Luther Standing Bear (Ours Debout) à propos de son cursus dans l'école pour amérindiens (plus faite pour les abrutir que pour les éduquer, entre nous) à propos de certains griefs physiques et psychologiques qu'il a subit là-bas : "Notre premier grief fut d'avoir les cheveux coupés. Les hommes Lakotas ont toujours porté les cheveux longs et les anciens de la tribu portent encore les cheveux de cette manière. Tout d'abord, en entendant la règle, certains des garçons les plus âgés parlèrent de résister; ensuite, réalisant l'inutilité de leur geste, ils 'y résignèrent. Mais pendant plusieurs jours, après avoir été tondus, nous nous sommes sentis bizarres et mal à l'aise. Si l'argument avancé était vrai, à savoir que les enfants avaient besoin d'être dépouillés, pourquoi les filles n'avaient-elles pas subi le même traitement que les garçons? La vérité, c'est qu'ils voulaient nous transformer; or les cheveux courts étant la marque distinctive de l'homme blanc, on nous l'imposa, alors que lui-même conservait sa propre coutume de se laisser pousser les poils du visage". Comme quoi se faire couper les cheveux peut être une vraie "torture" pour certain(e)s, comme si on les amputait d'une partie de leur corps, de leur âme ! (Rien que ça? Oui, rien que ça !)

    L'Outre-Limes chevelu ("remastering" de juillet 2015)

    Franchement, quelle allure ! De quoi il aurait l'ai tondu? De rien !

     

    Signe de puissance:

     

    Se faire couper les cheveux peut également être un grief, voire une "torture" dans le cas où avoir les cheveux longs est un signe de puissance. Or, chez les "hommes blancs", la coupe en brosse n'a pas toujours été de rigueur. Par exemple, chez les peuples germano-scandinaves, avoir une longue chevelure était un signe de puissance et de virilité, ce qui explique pourquoi les guerriers, et surtout les nobles, mais aussi les hommes libres en général, avaient souvent les cheveux longs. En effet, les cheveux étaient considérés comme étant les détenteurs de la puissance, ou du "Mund" dans les traditions païennes germaniques. On retrouve également cette vision un peu chez Grecs, car c'étaient les hommes libres qui avaient les cheveux longs (et la barbe) alors que les esclaves avaient souvent les cheveux courts, en signe de soumission et d'asservissement, comme une sorte d'humiliation. On retrouve cette thématique de l'affaiblissement par le coupage des cheveux même dans l'Ancien Testament, avec l'histoire de Samson, le héros à la force surhumaine et à la puissante chevelure, qui est trahit par Dalida (la salope!) qui lui rase la tête et lui crève les yeux pendant son sommeil (Je ne sais pas ce qu'il avait fumé pour ne rien sentir, mais en tout cas ça devait être du lourd). Ainsi, à son réveil, le colosse est affaibli et à la merci de ces ennemis, mais demande en dernière volonté à Dieu (qu'est-ce qu'il ne faut pas faire!) de lui redonner sa force surhumaine afin de lui permettre de terrasser ses ennemis.

    L'Outre-Limes chevelu ("remastering" de juillet 2015)

     Un guerrier viking à la puissante chevelure !

    Source : Rollo dans la série "Vikings"

     

    De plus, on retrouve cette tradition chez les rois Francs, qui portaient les cheveux longs en signe de puissance et de pouvoir, même après la christianisation du peuple Franc et la disparition apparente de l'ancien paganisme. Ainsi, lorsque Pépin le Bref, le maire du palais (sorte de ministre) de Chilpéric (le dernier "roi fainéant") renversa ce dernier, il le fit emprisonner dans un monastère, et le fit tondre (et crever les yeux?).

    Bref, les Germains et les Vikings, il ne faut les emmerder avec leurs cheveux, OK?! Les cheveux longs étaient donc, pour résumer, un symbole de puissance, de virilité et de liberté. Idem pour la barbe, qui était d'ailleurs souvent portée par les Celtes, les Germains, les Scandinaves, les Finnois ainsi-que les Slaves et les Baltes durant l'Antiquité et le Moyen-Age. Ainsi, les dieux scandinaves tel-que Odinn, Týr et Thor (respectivement Wotan et Donner chez les Germains) sont souvent représentés chevelus et barbus, Thor étant roux, certainement pour symboliser sa force et sa virilité! Donc, chevelus, barbus, et fiers de l'être!

    L'Outre-Limes chevelu ("remastering" de juillet 2015)

    Luka, ancien membre du groupe de Pagan/Folk Omnia, qui porte superbement bien sa longue chevelure, dans un style celtique et tribal. Effectivement, les anciens Celtes portaient souvent la barbe et les cheveux longs eux aussi.

     

    Proximité avec la nature:

     

    Les cheveux peuvent également traduire un lien fort avec la nature. Car réfléchissons un peu: naturellement, si les humains se laissent pousser les cheveux, ils finissent par être longs. Après, ça pousse plus ou moins bien, plus ou moins vite, et c'est plus ou moins beau. Or, beaucoup des peuples cités plus hauts, tel-que les Celtes, les Slaves, les Finnois et les Sioux, sont proches de la nature, et vont jusqu'à la vénérer. Le fait de se laisser pousser les cheveux peut également être associé aux arbres qui poussent librement dans les forêts non maîtrisées par l'être humain. Ainsi, les Romains surnommaient la région de la Gaule s'étendant des Pyrénées au Rhin la "Gallia Comata" (ou la "Gaule Chevelue"). La Gaule Chevelue doit son nom latin soit aux nombreuses forêts qui s'y trouvaient, soit aux cheveux souvent longs de ses habitants gaulois. Donc, vue sous cet angle, porter les cheveux longs est quelque chose de naturel, de non artificiel et d'authentique, car lié à la nature. N'oublions pas non plus que les hommes préhistoriques, qui étaient sûrement très proches de la nature, avaient sans doute les cheveux plus ou moins longs (en particulier au Paléolithique, après, c'est une autre histoire).

    L'Outre-Limes chevelu ("remastering" de juillet 2015)

    Un jeune homme de Neandertal, arborant un style pur et authentique, où la chevelure et les vêtement de peaux s'harmonisent naturellement

    Source : Laghou, le personnage principale de la bande-dessiné française "Néandertal"

      

    Authenticité et anti-conformisme:

     

    Pour ce qui est de "l’authenticité" du port des cheveux longs, on peut également l'associer à la volonté d'être anticonformiste et original. La large majorité des hommes ayant les cheveux courts dans notre société moderne occidentale, avoir les cheveux longs lorsque l'on est de sexe masculin laisse rarement indifférent, que ce soit en mal ou en bien. Après l'émancipation de la femme dans les années 1920, avec la mode de la "garçonne" (cheveux courts, jupes courtes et moulantes, et caetera...), pouvons-nous parler de "l'émancipation de l'homme" dans les années 1960-1970, avec la mode "new age" (cheveux longs, tuniques longues, vêtements bouffants, et caetera...). Donc, avoir les cheveux longs suppose une certaine liberté d'esprit, pour assumer et montrer cette différence, en dépit des préjugés et des moqueries con-formistes. Cependant, alors qu'il était encore assez fréquent de croiser des hommes aux cheveux longs étaient dans les années 1980 et même au début des années 1990, ils se sont faits beaucoup plus rares depuis les années 2000, comme si pour être bien, les hommes devaient avoir forcément les cheveux courts ou rasés, sous peine de passer pour des déviants ou des ratés (en France du moins, dans d'autres pays européens, comme les pays scandinaves, l'Allemagne ou même l'Espagne et l'Italie, les cheveux longs chez les hommes sont plus courants).

    L'Outre-Limes chevelu ("remastering" de juillet 2015)

    Dans des pays tel-que la Pologne pourtant, les hommes aux cheveux longs ne sont pas si stigmatisés que ça, en témoigne par exemple le mannequin Bartek Borowiec (si vous trouver un mannequin célèbre de sexe masculin portant les cheveux longs en France, surtout faite moi signe !) 

     

    Ce que l'on peut dire également, c'est que, depuis que les hippies ne sont plus légions, c'est parmi une autre minorité bien particulière que l'on trouve le plus de mecs chevelus, à savoir celle des métalleux. Or, nous autre les hardos, on est pas très "fashion" en général, pour ne pas dire carrément marginaux. Pour dire, le Metal n'est quasiment jamais diffusé à la radio ou à la télé (en France du moins), il n'y a aucun groupe de Metal aux Victoires de la musique (idem) et enfin, le peu de fois où les médias parlent "enfin" de nous, c'est pour nous taxer, entre autre, de "zombies sataniste néo-nazis assoiffés" (idem derechef). Mais bon, tout ça n'est pas bien grave, car l'important, c'est d'aimer sa musique, de l'écouter, d'y prendre plaisir, de s'éclater aux concerts... à d'assumer du mieux que l'on peut notre appartenance à la culture métalleuse, que ce soit en portant des t-shirt ou des sweats aux motifs de nos groupes préférés, des vestes à patchs... ou les cheveux longs. Pourtant, ce que j'écris là est à nuancer, car il y a également des métalleux aux cheveux courts, voir sans cheveux, tout en étant un métalleux authentique. Bref, il n'y a pas de règles ! Cependant, beaucoup de métalleux ont les cheveux longs quand même!

     

    Le port fréquent des cheveux longs parmi les métalleux peut également s'expliquer en partie par l'influence grandissante de thématiques historiques et mythologiques, notamment liées aux Celtes, aux Germains, aux Slaves, aux Vikings ou encore aux Finnois. Je pense notamment au Pagan Metal, au Folk Metal et bien sûr au Viking Metal, où le port des cheveux longs est d'autant plus justifié par la volonté d'un retour aux sources antiques, médiévales et païennes, que nous avons put évoquer plus haut. Le tout, avec une autre volonté qui est celle de créer quelque chose de nouveau avec. C'était déjà ce que faisait les romantiques (les adhérents au mouvement littéraire du Romantisme) au XIXème, en voulant briser les règles stricts d'autrefois tout en s'inspirant du passé antique et médiéval, en redonnant vie au Druidisme ou à l'Odinisme par exemple. Or, si vous regardez des images d'auteurs romantiques, ces derniers ont souvent les cheveux longs, et sont anticonformistes, un peu comme les gothiques et les métalleux d'aujourd'hui Or, le mouvement gothique (issu du "Post-Punk" du début des années 1980) s'inspire beaucoup de la littérature gothique du XIXème siècle, et il n'est pas rares que les gothiques aient les cheveux longs.

    L'Outre-Limes chevelu ("remastering" de juillet 2015)

    Sami Hinkka (à gauche) et Petri Lindros (à gauche) du groupe Ensiferum, digne représentant du Folk Metal... Et des chevelus Finlandais vikings dans l'âme !

     

     

    L'un des plaisirs avec les cheveux longs (surtout quand on est métalleux/métalleuse) : le headbanging !

    Chanson : Alkonost (Pagan/Black Metal symphonique de Russie)


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  • En ce jour si particulier, je souhaite une bonne fête à toutes les mamans, qu'elles soient humaines ou animales.

    Je souhaite une bonne fête des mères en particulier à notre mère à tous et à toutes, à tous les êtres humains, à tous les animaux et à tous les êtres vivants de manière générale : notre Terre-Mère, Mère Nature... Bonne fête des mères à la Déesse-Mère, quelle que soit son nom : Gaïa, Dana, Ana, Frigg, Jord, Luonnotar, Ilmatar... Après tout, toutes les croyances se valent d'une manière ou d'une autre ! ^^

    Joyeuse fête des mères

     

     

    Joyeuse fête des mères

    Petite précision : bonne fête à toutes les gentilles mamans ! :)

     

    Allez, une chanson pour la Mère-Terre, par le groupe païen russe Grai ! happy

     

     


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  • Ostara : Equinoxe du Printemps et fête de Pâques

    J'écris ce bref article, d'un ton plus léger que les deux précédents, afin de parler quelque peu de l'équinoxe de printemps, également connu dans les traditions païennes d'essences germaniques sous le nom d'Ostara. Ostara, tel est le nom de la déesse de la fertilité et du printemps dans la religion ancestrale germanique. Ostara marque ainsi l'équinoxe du printemps* où le jour et la nuit sont égaux, et par la même occasion la renaissance de la vie et le renouvellement de son cycle. Le (re)commencement de la fertilité. Le moment où l'on plante les graines que l'on récoltera ensuite, que ce soit littéralement ou métaphoriquement.

    * Equinoxe = milieu d'une saison, et non pas le début, contrairement à ce que l'on a voulu nous faire avaler pendant des siècles (La faut au Christianisme??! ^^)

    Ostara : Equinoxe du Printemps et fête de Pâques

      

    Ostara (ci-dessus) a pour animal fétiche le lièvre, ancien symbole de la lune représentant également le renouvellement de la nature et de la vie. Le Christianisme, pour s'imposer plus facilement sur les terres jadis païennes des Germains, reprendra Ostara et sa symbolique pour sa fête de Pâques. Ainsi, Eastre, la version anglo-saxonne de la déesse Ostara, donnera-t'elle son nom à la fête "Easter", autrement "Pâques" en Anglais. D'où le symbole du lièvre de Pâques qui, par confusion, deviendra au fil du temps le lapin de Pâques (mais il ne faut pas confondre les deux, voyons ! xD). Les jeunes animaux, dont les poussins, les canetons et les lapereaux, sont également symboliques d'Ostara et du printemps.

    Ostara : Equinoxe du Printemps et fête de Pâques

     

    Ostara a également inspirée Pâques par rapport à la symbolique de l'oeuf, représentant le renouveau du cycle de la vie, la (re)naissance, la fertilité et la fécondité, y compris celle de la terre. Ostara est donc une fête en honneur de la Terre-Mère, qui donne la vie, qui la protège et la ressuscite ! Des œufs sont ainsi peints de couleurs vives par les Wiccans (c'est-à-dire les adeptes de la Wicca, la principale religion néo-païenne aujourd'hui, surtout développé dans les pays anglo-saxons) et plus généralement les Néo-païens, qui mangent ces œufs après les avoir utilisé lors de rites sacrés dédiés à la Déesse Ostara.

    Une chanson du groupe de Pagan Metal néerlandais Heidevolk, justement sur le thème que j'évoque ici

     

    Donc sur ce, Joyeuse Ostara à vous tous et toutes mes chers/chères lecteurs, lectrices et ami(e)s.

         

    Amicalement, Myrdhin Luxiferum :-)

     

    Ostara : Equinoxe du Printemps et fête de Pâques

    Puisque je parlais de Wicca, il fallait bien que je mette des gens danser à moitié nus dans la nature tant qu'à faire ! (C'est mon côté troll qui se réveille. Hu! Hu! Hu! ^^)

     

    Sinon, si vous jugez que je suis trop superficiel dans cet article, vous pourrez facilement trouver d'autres informations, certainement plus précises et plus complètes, sur le net. Même Wikipédia propose un article de bonne qualité à ce sujet (ils étaient en forme ce jour-là, tiens ! xD).

     


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  • En cette période de fêtes hivernales, je pense qu'il est important d'écrire un article sur Noël et ses origines païennes (et nordiques), car cette fête n'est pas d'essence chrétienne. C'est le Christianisme qui l'a en quelque sorte "volé" à d'autres cultures afin de les manipuler pour mieux les détruire (bon, assez de cynisme, même si il parle d'une vérité qui fait mal...).

    En effet, Noël a des origines païennes diverses, qu'elles soient indo-iraniennes, romaines ou germano-nordique, avec respectivement le culte de Mithra, ou Sol Invictus ("Soleil Invisible" en romain), les Saturnales romaines, en l'honneur du dieu Saturne (ou Cronos chez les Grecs) sous le règne duquel le monde aurait connu l'Âge d'Or, Yule (prononcé "Youl"),Jull en Danois, Jul en Suédois, Yuletide en Anglo-saxon ou Jól en Norrois (Norrois= Langue parlée par les anciens Vikings). La plupart de ces fêtes avaient pour origine le but de fêter le solstice d'hiver le début de la nouvelle année.

    Yule et les racines païennes de Noël

    Joyeux Yule à tous et à toutes ! happy

     

    Cependant, le culte païen qui a le plus influencé notre fête traditionnelle de Noël, c'est le Yule germano-nordique. Cependant, je vais tout de même revenir un peu sur les autres cultes, mais plus briévement.

    Le culte de Mithra (ou Mithraïsme) est d'origine indo-iranienne, et a été introduit à Rome entre le 1er et le 2ème siècle après J. C. Mithra est un dieu du soleil et de la lumière que serait né de la déesse Anahita/Nahid (parfois surnommée la "Anahita, Vierge immaculée, mère du seigneur Mythras") le 25 décembre, ce qui explique en grande partie pourquoi l'empereur Constantin, converti au Christianisme, décida d'établir le jour de Noël, c'est-à-dire celui de la naissance du Christ, le 25 décembre, afin d'usurper la place du Mithraïsme, qui d'ailleurs concurrencé fortement le Christianisme à cet époque... et pour éliminer les cultes païens en copiant leurs traditions afin de les empêcher de pratiquer librement leur foi. Le dieu Mithra, d'après la mythologie persane, est un dieu rédempteur monté sur un char solaire qui triomphe des ténèbres et du froid, symbolisant le retour, lentement mais sûrement, du soleil et de la lumière. Toujours d'après la légende, le dieu Mithra aurait tué un taureau sur l'ordre du soleil, et le sang du bovin arrosa la terre et permit à la nature de renaître... ce sacrifice est sensé se reproduire tout les ans, afin de permettre le réveil de la vie et de la nature après leur sommeil hivernal. En effet, après le solstice d'hiver, les jours commencent à rallonger.

    Yule et les racines païennes de Noël

    Le sacrifice du taureau céleste par le jeune dieu solaire Mythra. Cependant, on peut voir en bas de la sculpture un chien, un serpent et un taureau qui tentent de boire le sang de la bête à corne, et contre qui Mythra doit lutter afin de les empêcher de tarir la source de vie et de renaissance de la terre et de la nature

     

    Les Saturnales, ou fêtes de Saturne, sont des festivités du 17 au 24 décembre chez les Romains pour célébrer le passage d'une année à une autre, en honneur au titan Saturne/Cronos (le père des premiers dieux olympiens gréco-latins), qui régna sur le Latium (en Italie actuelle) au temps de l'Âge d'Or, après qu'il eu été chassé du Mont Olympe par Zeus/Jupiter et ses frères, les fils du titan Saturne. Durant cette période de fêtes débridées, les hiérarchies sociales sont abolies, les esclaves prennent la place des maîtres et portent le bonnet phrygien (symbole de liberté et d'affranchissement chez les Romains, repris notamment par la Révolution Française et notre chère Marianne) et crient gaiement dans les rues "Bonna Saturnalia", ce qui signifie en Latin "Bonnes Saturnales" (c'est ainsi-que les Romains se souhaitaient "Bonne Année"). Un roi des Saturnales était élu au début de cette période, et ce dernier profitait de moult plaisirs durant 30 jours, après quoi il était tué au terme de cette période d'environ un mois, certainement pour rappeler le règne de Saturnes, qui a finalement été destitué par ses fils, surtout le dieu du tonnerre Zeus qui a pris sa place en tant que maître de l'Olympe (Mais si, rappelez-vous du générique de début de Age Of Mythology... comment ça je suis un geek?!? o.O).

    Yule et les racines païennes de Noël

    Tableau occidental datant très probablement des XVIIème/XVIIIème siècles, qui représente dans un style baroque un banquet des Saturnales romaines

     

    Cette fois, on va passer aux origines païennes qui ont le plus marqué la fête de Noël: les traditions germano-scandinaves. En effet, la plupart des symboles et des représentations de Noël et du Papa Noël rappellent bel et bien le Grand Nord, et surtout la culture scandinave: les vêtements chauds du Père Noël, le traîneau, les rennes, les elfes mais aussi le sapin, le gui et le houx... sans oublier la bûche! Le Père Noël vient à l'origine du personnage de la mythologie scandinave Jölnir, ou "Celui de Noël"/"Le Père de Noël" en Norrois. Or, Jölnir est l'un des nombreux noms ou "heiti" porté par le dieu Odinn (entre autre le Roi d'Asgard, dont je vous ai déjà pas mal parlé sur ce blog), dont l'apparence est d'ailleurs proche de celle du Père Noël moderne: barbe et cheveux blancs, vêtements chauds, cape (bleu pour le cas d'Odinn et du Père-Noël originel), chapeau au large bord (ou bonnet pour le Papa Noël) et monture "particulière": le cheval à huit jambe du dieu Odinn est un moyen de locomotion qui vaut bien le traîneau de rennes du Petit Papa Noël. De plus, comme le Père Noël la nuit de Noël, Odinn, d'après la mythologie nordique, traverse de part et d'autre le monde dans le ciel, afin de voir les différents "feux de camps" et comment se portent et se comportent les différentes familles établies autour de ces feux d'hiver, en chevauchant Sleipnir (le fameux cheval à huit jambes) lors de ce qui est parfois appelé la "Chevauchée Sauvage". Pour ceux qui ont faim, il leur offre une partie de son souffle afin de les nourrir... 

    Les enfants quant à eux se préparaient pour la nuit de Yule en laissant dans leurs chaussures ou dans leurs bottes des carottes, de l'herbe ou du sucre afin de nourrir le cheval Sleipnir dans sa course dans le ciel de Midgard avec Odinn. Pour remercier les enfants qui ont nourrit son cheval, le dieu leur offrait des cadeaux et des friandises qu'ils mettaient dans les chaussures et dans les bottes à la place de la nourriture offerte pour son cheval.

    Yule et les racines païennes de Noël

    Petit Papa Odinn (alias Allfader, le "Père de Tout")... Quand tu descendra du ciel... Avec tes jouets par milliers, n'oublie pas mes grands souliers (parce-que ça fait longtemps que les miens ne sont plus petits) ^^

     

    Dans d'autres versions du mythe lié à Yule, c'est le dieu de la vigilance Heimdall, qui est également l'ancêtre des trois grandes catégories sociales scandinaves (les Jarl (les nobles), les karl (les hommes libres) et les thrall (les esclaves)), chevauchait dans le ciel le soir de Yule accompagné des autres Aseir (dieux et déesses d'Asgard) rendre visites aux enfants des descendants de Jarl, le fils favori d'Heimdall et l'ancêtre des nobles scandinaves à qui il a donné son nom, afin de leur offrir des cadeaux. Dans la version celtique du mythe, c'est le dieu cerf Cernunnos qui mène la chevauché sauvage, ou Herne le chasseur cornu dans la version britonne (de "Britannia" ou Grande-Bretagne, à ne pas confondre avec la Bretagne "armoricaine"). Dans d'autres versions encore, c'est le Roi Arthur (Artus ou Artios, qui signifie "Roi Ours" en langage cetlique) qui est réputé pour mener de pareilles chevauchées dans le ciel.

     

    Yule et les racines païennes de Noël

    Heimdall d'après une peinture de Carl Emil Doepler de 1905

     

    En effet, des origines celtiques sont parfois associées à la fête de Yule. Effectivement, certains éléments de cette tradition sont également largement présents dans la fête de Yule, tel-que le gui, toujours vert (comme le sapin et le houx, également symboles de Yule puis de Noël), qui symbolise la vie éternelle et la renaissance de la vie et de la nature, même quand tout à l'air froid, sombre et mort. La symbolique des arbres et des plantes en général dans la fête de Yule/Noël sera abordé dans un autre article, afin d'alléger un peu celui-ci. Mais je peu dire aussi, en lien avec la mythologie celtique, qui l'animal emblème du Père-Noël est le renne qui tire son traîneau. Or, le renne est un cousin nordique du cerf (tout deux sont des mammifères de la famille des cervidés), et comme je l'ai écrit plus haut, la chevauchée sauvage du solstice d'Hiver était mené par Cernunnos le dieu-cerf, qui sera associé à Herne le Chasseur Cornu en Grande-Bretagne. Le fait que le traîneau du Père-Noël soit tiré par des cervidés ne serait-il pas en fait une survivance du rôle attribué au dieu-cerf celtique dans le déroulement de la fête du Solstice d'Hiver ou de Yule (les deux sont liés, et d'ailleurs Yule fêtait à l'origine le Solstice d'Hiver)?

    Yule et les racines païennes de Noël

    Cernunnos portant un sac rempli d'or, symbole de prospérité et de générosité, peut-être en partie à l'origine du Père Noël qui porte sa hotte pleine de cadeaux, qui sait? sarcastic

     

    La période de Yule commençait le 21 décembre, mais ne durait pas que cette journée, mais 12 jours, chacun d'entre eux symbolisant un mois: le premier jour symbolisait le mois de janvier, le second celui de février, le troisième mars, et ainsi de suite. Ces douze servaient de préparation à la future nouvelle année composée de douze mois. Ce temps de douze jour symbolisait la roue de l'année et, chose intéressante afin de soutenir ce propos, le nom Yule aurait une racine gothique qui signifierait "la roue". Il était interdit de filer durant la période des douze jours de Yule, car selon les croyances, cela risquait d'attirer la Femme de l'Autre Monde, à savoir la Grande Déesse des Germains Prechta ou la Déesse-Mère nordique Frig/Frigga. Toutes deux sont également des Fileuses et Tisseuses divines et parfois considéré comme des meneuses de la fameuse Chasse Sauvage de Yule... comme quoi ce rôle pouvait être dévolu à des entités féminines, certainement preuve de la place importante qu'occupait les femmes dans les anciennes sociétés païennes germano-scandinaves. Le mouvement du rouet devait donc s'arrêter de tourner durant cette période afin de ne pas agir sur la course de l'astre solaire renaissant, l'acte de filer rappelant l'acte créateur du monde dans ces mythologies.

    Yule et les racines païennes de Noël

    Représentation de la Déesse-Mère scandinave Frigga, également fileuse divine

     

    Avant de terminer cet article, je tiens à souligner que cette symbolique des douze jours correspondant chacun à l'un des douze mois de l'année se retrouve également chez les Celtes. Cette durée de douze jours correspond également à la distance entre l'année solaire et l'année lunaire (du d'après James Frazer). Enfin, douze jours, c'est également le laps de temps nécessaire à la mise en accord de l'année solaire et lunaire dans l'Hindouïsme. Enfin, le calendrier gaulois est également mi-solaire et mi-lunaire... tout ça pour suggérer une éventuelle origine celtique de la fête de Yule, ou en tout cas indo-européenne, puisque l'on retrouve des similitudes à ce niveau-là avec la tradition indienne. Cela dit, le calendrier maya est également mi-solaire et mi-lunaire. Comme quoi...

     

    Allez, un peu de musique dans ce monde de brutes, avec un morceau bien assorti avec la thématique de cette article, intitulé "Yule", que l'on doit au groupe de Pagan/Folk Metal russe Fferyllt biggrin

     

     

    Bref, je vais m'arrêter là pour cette fois, pour reprendre dans un prochain article dédié à la symbolique des arbres et des plantes du Noël païen, et plus particulièrement nordique.

    Voici mes sources: "La roue de l'année", texte écrit par le druide Michel Bigouin; "Yule, racines païennes nordiques de Noël" de Symboles Païens et Inscriptions Runiques sur Facebook et d'autres sources glanées dans les livres et sur la toile, que je vous laisserai le plaisir de découvrir par vous même.

    Donc sur ce, joyeux Yule avec un peu de retard et Bonna Saturnalia avec un peu d'avance. Que Mithra, Pheobus, Saturne, Odinn, Heimdall, Cernunnos et Frigga vous guide et vous protège vers la lumière et le réconfort en ces temps de ténèbres et de froidures. ^^

    Yule et les racines païennes de Noël

    ... And an Happy New Year ! ^^

     

     

     


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