• Mythes et légendes

    Mythes et légendes :

     

     

    Mythologies et croyances

     

    Tous ces peuples sur lesquels j'écris sur ce blog, qu'ils soient Celtes, Sioux, Mongoles, Slaves ou Aztèques, ont tous plus ou moins une mythologie et des croyances riches en dieux, en déesses, en créatures fantastiques et en héros heureux ou malheureux. Un monde imaginaire qui est peut-être bien plus réel qu'on ne le croit.

  • Mers chers/chères lecteurs et lectrices,

    Je me permet cette petite "récréation" dans mes révisions pour les partiels de Second Semestre de Licence 1 d'Histoire en faisant un petit article "résumé" des divinités scandinaves que je connais un peu/beaucoup. En voici une liste non exhaustive en image.

    Dieux et déesses nordiques

    Odin, roi d'Asgard (le monde des Aseirs, les déités les plus puissantes du panthéon scandinave), dieu de la victoire, de la mort, de la sagesse et de la magie (entre autre...)

     

    Dieux et déesses nordiques

    Thor, fils d'Odin, dieu du tonnerre et protecteur des humains et des dieux

     

    Dieux et déesses nordiques

    Loki, dieu du feu, de la tromperie et traître des dieux

     

    Dieux et déesses nordiques

    Freyr, dieu de la fertilité, du commerce et de l'agriculture, et sa soeur Freyja, déesse de l'amour, de la mort et de la sexualité

     

    Dieux et déesses nordiques

    Njord, dieu de la mer, de la pêche et de la prospérité, et sa femme Skadi, géante des glaces divinisée en tant que déesse de l'hiver, des montagnes et de la chasse (Source : DeviantArt)

     

    Dieux et déesses nordiques

    Frigg, épouse d'Odin, déesse-mère et déesse de l'amour, du mariage et de la fécondité

     

    Dieux et déesses nordiques

    Balder, dieu de la beauté, de la bonté et de la lumière

     

    Dieux et déesses nordiques

    Týr, dieu du ciel, de la guerre juste, de la justice, de la stratégie et du courage

     

    Dieux et déesses nordiques

    Heimdall, dieu de la vigilance et gardien d'Asgard

     

    Dieux et déesses nordiques

    Sif, épouse de Thor, déesse de la nature et de la fertilité

     

    Dieux et déesses nordiques

    Idunn, déesse de la jeunesse, gardienne des pommes de jouvence

     

    Dieux et déesses nordiques

    Bragi (d'après Asphodelo, sur DeviantArt), époux d'Idunn dieu de la poésie, de la musique et de l'éloquence; dieu "patron" des skaldes (sortes de bardes scandinaves)

     

     

    Pour finir, une vidéo faisant un résumé d'une partie du panthéon et des connaissances sur la mythologie païenne nordique, avec une chanson d'Hagalaz Runedance (artiste d' Ambient Pagan/Folk germano-norvégienne) ^^

     

    Je pense que c'est déjà pas mal pour l'instant. Bonne continuation, bonne chance pour celles et ceux qui sont en partiel comme moi... Et surtout bonnes rêveries !

    Amicalement, Myrdhin-Luxiferum ! happy 

     

     


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  • Mes chers/chères ami(e)s, aujourd'hui, je vais vous parler de l'un de mes dieux tutélaires, dont on fête d'ailleurs le retour le 4 avril : Cernunnos ! 

    Cernunnos, roi des forêts

    Photo d'un modèle déguisé en Cernunnos (disponible sur DeviantArt), témoignant de la fascination voir de la vénération que suscite encore aujourd'hui cet ancien dieu celtique

     

    Cernunnos, dans les croyances ancestrales celtes, est renommé comme étant le dieu de la nature, des animaux - sauvages et domestiques -, de la forêt ainsi-que de la prospérité, de la virilité et de l'amour. Il est considéré comme le maître de la vie et de la mort. Il est aussi connu comme le "dieu cornu". Cernunnos est en effet reconnaissable notamment aux bois de cerf qui poussent sur sa tête, d'où son surnom de dieu-cerf. Ainsi, de nombreux linguiste concluent que son nom viendrait de la racine indo-européenne "Kor" ou "Kar", qui renvoie à la protubérance, à l'instar des mots "cor" ou "corne" en Français ou encore "cervus", qui signifie "cerf" en Latin, sûrement en référence aux bois que celui-ci porte sur sa tête. Ainsi, on peut en déduire que le nom de Cernunnos signifie "Le Cornu". Parfois, il est représenté non seulement avec les bois, mais aussi les oreilles et les jambes du cerf.

    Cernunnos, roi des forêts

    C'est sur le fameux Chaudron de Gundestrup (retrouvé au Danemark) que figure l'une des plus célèbres représentation antique du dieu Cernunnos

     

    Cernunnos, comme sur le Chaudron de Gundestrup, est souvent représenté assis en tailleur, une position dans laquelle sont souvent figurés les héros et les divinités dans la statuaire gauloise. Il est souvent entouré de divers animaux, ce qui rappelle son lien avec le monde animal et la nature dans son ensemble, dont il incarne les cycles et régit la fécondité. Dans de nombreuses représentations, il est représenté avec un torque (le bijoux traditionnel des Gaulois) qu'il porte tantôt autour du coup, tantôt accroché à ses bois, ou qu'il tient dans l'une de ses mains. Le torque peut aussi être vu comme un symbole de richesse et de prospérité, au même titre que le sac rempli de nourriture ou de pièces d'or qu'il tient sur les genoux et dont il déverse généreusement le continu.

    Cernunnos, roi des forêts

    Représentation sur une plaque en bois de Cernunnos, déversant un sac rempli d'or et surmonté d'un pentacle, symbole cosmique de l'être humain

     

    Cernunnos est souvent représenté avec un serpent enroulé autour de son bras quand le dieu cornu ne le porte pas dans son autre main. Le serpent est associé dans la spiritualité celtique à la sagesse, à la connaissance et à la guérison. De plus, selon certaines légendes, le cerf mange le serpent afin de rajeunir. Dans certaines version du mythe, le serpent qui accompagne Cernunnos a une tête de bélier, animal très populaire chez les peuples Celtes d'Europe. Les bêtes à corne, comme le bélier, le taureau ou le cerf, sont associés dans le Paganisme celtique à la fécondité, qu'il s'agisse du taureau associé au féminin féminin sacré et à la lune ou du bélier emblématique du masculin divin et du soleil. Ainsi en va-t'il de Cernunnos, dieu-cerf lié à la sexualité et à la fécondité, considéré comme un principe moteur du cycle de la vie. Il est donc souvent au dieu cornu Pan - mi-homme mi-bouc - des spiritualités gréco-romaines, dont on fête également retour en cet période printanière.

    Cernunnos, roi des forêts

    Représentation du couple divin composé du Dieu Cornu "solaire" (Cernunnos) et de la Grande-Déesse "lunaire" (Cerridwen), d'après l'artiste Jessica Galbreth

     

    Les chrétiens, voulant éradiquer le Paganisme et n'acceptant pas la popularité des dieux cornus tel-que Pan ou Cernunnos, les associa au Diable. Mais paradoxalement, le cerf est également le symbole de la résurrection du Christ. Quoi qu'il en soit, ces deux dieux ne sont guère symboliques, et sont garants du cycle de la vie, de la fécondité et de la mort. Ainsi, Cernunnos a été à la fois associé à la forêt, aux animaux et à la chasse, notamment à travers des avatars tel-que Herne Le Chasseur en Grande-Bretagne ou l'Homme Vert souvent repris dans les croyances néo-païennes, et notamment la Wicca. Les divinités chasseresses sont souvent associées à la nature et aux animaux en même temps, qu'elle que Artémis ou Dyane chez les Grecs et les Romains. Cela symbolise sûrement cet équilibre ancestral entre les animaux et les hommes, les chasseurs et les proies, faisant tout deux partie du cycle de la vie, de la mort et de la nature. Vu sous cet angle, Cernunnos est donc le dieu qui fait vivre, se reproduire et mourir les animaux. Parfois, on dit que c'est Cernunnos qui mène la fameuse "Chasse Sauvage" menée dans le ciel.

    Cernunnos, roi des forêts

    Cernunnos représenté entouré de divers animaux et armé d'un arc

     

    Cernunnos peut aussi être considéré comme un archétype issu du chamanisme ancestral. En effet, le mot "chaman" signifie en Tungouse (un peuple de Sibérie, d'où est d'ailleurs originaire le Chamanisme) "qui bouge comme un animal". À l'origine, le chaman est l'homme chargé de séduire la femelle dominante d'un troupeau de renne sauvages dans le but de se marier avec elle. Ce mariage devait permettre une union des deux familles, celle du chaman, ou les "humains" et celle des rennes, ou plus généralement des "animaux". Les chasseurs du clan des humains étaient alors autorisé à tuer les rennes de la famille "animale" afin de pourvoir à leurs multiples besoins. Le chaman permettait donc la chasse, ou ici la mort donnée pour la vie, qui n'était alors qu'un passage au sein du cycle de la vie. Cependant, quand le pastoralisme s'est imposé aux peuples chasseurs-cueilleurs de Sibérie, le chaman s'est trouvé une autre raison d'être : celle de soigner les troupeaux de rennes n'étant pas habitués à ce nouveau mode de vie, ainsi-que les humains. Le chaman devint donc guérisseur, tant du corps que de l'âme. Il est alors devenu le guide d'un monde à l'autre: de la vie à la mort... Du monde des vivants à celui des esprits, et inversement... Le passage d'un monde à l'autre, une fois de plus... Or, n'oublions que les peuples indo-européens, dont les Aryens (les ancêtres communs des Celtes, des Grecs et des Indiens, donc rien à voir avec cette peste brune d'Adolf) étaient originaire de la Russie actuelle, voir même de Sibérie (serait-ce la fameuse Hyperborée des mythes Grecs et Celtes?), et qu'ainsi, ces croyances chamaniques ont pu se répandre en Europe. Qui sait, Cernunnos est peut-être à l'origine l'un de ces chamans, l'un de ces guides des peuples indo-européens?*

    Cernunnos, roi des forêts

    Chaman de Sibérie d'après une gravure ancienne

     

    Cernunnos est aujourd'hui un dieu très populaire au sein du Paganisme résurgent, et plus particulièrement du Druidisme mais aussi de la Wicca, où il est vénérait comme étant le "dieu cornu", associé à la "grande-déesse", symbolisée quant à elle par le croissant de lune. Ainsi, les Wiccans se révèrent à un couple Dieu Cornu/Grande-Déesse, souvent Cernunnos/Cerridwen, mais aussi dans certains cas Pan/Diane, ou encore Osiris et Isis, Odin et Frigg, et ainsi de suite...

    Cernunnos, roi des forêts

    Cénarius, demi-dieu elfe de la nuit de l'univers du jeu vidéo Warcraft III, à coup sûr inspiré du dieu celtique Cernunnos. Les concepteurs de Warcraft seraient-ils Wiccans?

     

     Pour clore en beauté, un magnifique morceau du groupe de "Pagan/Folk néoceltique" Omnia, lui aussi dédié au fameux dieu-cerf. ^^

     

    Joyeux printemps et bon week-end de Pâques à tous et à toutes.

    Amicalement, Myrdhin ! happy

     

    * Un grand merci à Anouk Petrov pour m'avoir suggéré cette théorie ô combien passionnante et réfléchie ! happy


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  • Dans cet article, qui fait suite à celui sur Yule et les origines païennes (et surtout nordiques) de Noël, je vais insister plus particulièrement sur la symboliques des plantes et des arbres fétiches de cette fameuse fête de Yule, qui se retrouvent plus ou moins dans notre Noël d'aujourd'hui.

    Les arbres et les plantes de Yule

    Oh! Oh! Oh! Voici les plantes emblématiques de Yule et de Noël: le gui, le houx et la pomme du pin... d'un pin

     

    Une légende allemande raconte ceci à propos de l'origine du fameux sapin de Noël:

    Par une nuit d'Hiver clair, un bûcheron, en rentrant de chez lui, fut émerveillé par le spectacle magnifique des étoiles brillant à travers les branches d'un sapin recouvert d'un manteau de neige.

    Lorsqu'il rentra chez lui, il voulut raconter la chose merveilleuse qu'il avait contemplé dans la forêt. Pour cela, il coupa un petit sapin qu'il présenta à sa femme et qu'il recouvrit de bougies allumées représentant les étoiles qu'il a vu briller et des rubans afin de représenter la neige et la glace qui recouvrait alors le sapin.

    Les voisins du bûcheron et de sa femme, et les enfants en particuliers, furent tant ravis par ce beau sapin que bientôt, toutes les maisons eurent par la suite leur arbre de Noël (maintenant, personnellement, je préfère utiliser un faux sapin en plastique ou quelque-chose du genre, afin de ne pas contribuer à l'abattage de ces nobles rois de la forêt à la si belle parure, qui dépérissent dans nos maisons avant d'être jetés ou abandonnés comme de vieux outils cassés... bref, c'est comme qui dirait un peu plus écologique, non?).

    Les arbres et les plantes de Yule

    Un sapin de Noël traditionnel décoré en pleine forêt

     

    D'autres légendes très belles et très intéressantes existent au sujet du sapin de Noël et de sa décoration, mais je vais les laisser de côté dans cet article (du moins pour l'instant) pour mieux me concentrer sur les symboliques végétales païennes nordiques (et éventuellement finnoise ainsi-que celtique) de Noël/Yule.

    Le sapin a une symbolique importante dans la culture païenne scandinave, mais aussi finnoise. C'est en tout cas ce que peut nous montrer la cosmogonie de la mythologie finnoise:

    Le monde serait né de l'explosion de l’œuf d'une canne, dont le haut de la coquille forma la voûte céleste. Or, la voûte céleste serait soutenue par une immense colonne, qui joindrait alors la terre et l'étoile polaire. Il se trouve également que ladite colonne ainsi-que le ciel sont en rotation, ce qui expliquerait donc le mouvement des étoiles, ainsi-que la formation au niveau du sol d'un immense tourbillon, sensé donner accès au Tuonela, autrement dit le Monde souterrain des morts. Or, dans certaines versions de ce mythe, la fameuse colonne ne serait autre qu'un très grand sapin. Cela expliquerait alors en partie les origines de notre cher sapin de Noël: le sapin serait la colonne soutenant la voûte céleste, l'étoile qui décore parfois le haut du sapin serait quant à elle l'étoile polaire. Les boules accrochées aux branches seraient en revanche les planètes en rotation autour de la colonne et du ciel, et enfin les guirlandes symboliseraient la voie lactée.

    Les arbres et les plantes de Yule

    Voici la structure du monde selon la mythologie finnoise. En A: la voûte céleste; en B: l'étoile polaire; C: la colonne (parfois figurée comme étant un sapin); D: le tourbillon servant de passage vers Tuonela; E: Pohjola (lieu mythique équivalent aux régions polaires, où vivent notamment les Saamis); F: les régions du monde habitables pour les humains; G: Lintukoto, autrement dit les limites de la Terre (qui est plate dans la mythologie finnoise); H: Tuonela, le monde des morts, très certainement situé sous la terre

     

    Le pin ou le sapin (au feuillage persistant, comme la plupart des arbres de la famille des conifères) ainsi-que le gui et le houx sont des plantes emblématique du solstice d'hiver, de Yule et plus tard de Noël, en grande partie car ils restent verts et vivants même durant les mois d'Hiver. Cela fait d'eux des symboles végétaux de vie éternelle et de renaissance de la nature et de la vie, qui commence discrètement au solstice d'hiver et qui s'affirme vraiment au printemps (qui commence dès le 1er février contrairement aux dates officielles qui ne tiennent pas vraiment compte du cycle de la nature comme le faisaient nos ancêtres animistes et païens). Ces plantes symbolisent l'espoir du retour de la lumière et de la vie tandis que règne le froid et les ténèbres hivernaux. Ce sont ces attributs qui ont également hissé le gui aux rang de plante sacrée des druides celtes. Ainsi au solstice d'hiver est brûlé le gui ancien (celui du solstice d'hiver de l'année précédente) et cueilli le gui nouveau qui sera conservé jusqu'au solstice de l'année prochaine comme protection, et ainsi de suite, afin de symboliser le renouvellement perpétuel du cycle de la vie.

     

    Les arbres et les plantes de Yule

    Un druide en train de cueillir le "gui de l'an neuf" lors du solstice d'hiver

     

    Un mythe scandinave permet également de mieux comprendre la place particulière du gui dans les festivités du solstice d'hiver, de Yule et de Noël. Il s'agit du mythe le plus connu de cette mythologie où cet plante est présente: celui de la mort de Balder.

    Balder, fils d'Odin et dieu de la beauté et de la lumière (une sorte d'Apollon nordique si vous voulez), est réputé pour sa beauté, sa pureté et son innocence. Cependant, dans le mythe en question, il est tourmenté les nuits par d'horribles cauchemars où il se voit mourir. Frigga, déesse-mère et elle-même mère de Balder, s'inquiète pour son fils, pour qui elle est prête à tout afin qu'il ai un vie paisible et sereine. Et pour cela, elle fait jurer tous les êtres vivants, végétaux et animaux, des plus inoffensifs aux plus dangereux, de ne jamais faire de mal à ce dieu pur et innocent, ce qui se révèle être une chose facile, car Balder est très populaire dans tout les neuf mondes d'Yggdrasil (l'arbre monde de la mythologie scandinave). Le fils de Frigga est donc en théorie invulnérable... ce qui fait grincer des dents le dieu fourbe est trompeur qu'est Loki, jaloux de la popularité de Balder. Il cherche donc à trouver une faille à l'invulnérabilité de son rival afin de l'éliminer une bonne fois pour toute. Et c'est alors que ce dieu des tromperies et des métamorphoses prend l'apparence d'une vieille femme afin d'approcher Frigga et d'obtenir sa confiance. Alors, la fameuse déesse-mère lui avoue qu'elle n'a pas pensé à faire jurer le gui, si frêle et si fragile. Loki s'en frotte les mains à l'avance, car il croit avoir trouvé la moyen de se débarrasser de Balder! 

    Les autres dieux d'Asgard s'amusant à lancer des objets contondants, des armes et des projectiles sur Balder invincible, Loki va vers le frère de ce dernier, Hoder, un dieu aveugle et sombre, qui entretient un amour fraternel très fort avec son frère et qui vit d'ailleurs dans la même demeure que lui et Nanna (la femme de Balder, déesse du printemps). Loki va donc vers le frère de Balder et lui demande pourquoi il ne va pas jouer avec les autres. Ce dernier lui répond qu'à cause de sa cécité, il ne peut pas viser correctement. Loki propose donc de guider sa flèche. Mais Loki le fourbe, à la place d'une vraie flèche, glisse un rameau de gui dans la main du dieu aveugle qui ne se rend compte de rien, et lorsqu'il décoche sa "flèche", malheur, car le dieu Balder meurt sur le coup!

    Les arbres et les plantes de Yule

    Peinture représentant la mort de Balder

     

    Alors, Freyja, la déesse de l'amour et de la beauté, éperdue de tristesse et de douleur face à la mort de ce dieu si attachant et si pur, supplie les dieux de redonner vie à Balder, et promet en échange d'embrasser quiconque passera sous le gui alors suspendu à une branche d'arbre. Et arrive ce qui devait heureusement arriver: Freyja embrasse la première personne étant passé sous le gui et Balder ressuscite miraculeusement. Frigga ordonne ensuite au gui de rester aux branches des arbres et de ne jamais redescendre sur le sol. C'est ainsi-que commença selon la mythologie nordique la carrière du gui, qui n'avait pas juré obéissance auprès des dieux tout puissants et qui devint par la suite la plante sous laquelle on s'embrasse le jour de Noël afin de se porter chance et, d'une certaine manière, de permettre la renaissance de la lumière et de la nature durant les rudes mois d'hiver où la vie et la nature sont comme endormies. *

    De plus, cela explique également d'une certaine façon pourquoi n'est jamais en contact avec le sol tout au long de son cycle végétatif. Et chez les Celtes, en revanche, les druides faisaient en sorte de respecter cette règle, en recueillant le gui récolté le jour du solstice d'hiver dans un tissu blanc, de manière à ce qu'il ne soit pas en contact avec la terre du début à la fin de la cérémonie du solstice d'hiver, ni jamais. Le gui est en effet chez les Celtes une plante sacrée, envoyée par les dieux du ciel, accrochée à un arbre, entre le ciel où vivent les dieux et la terre habitée par les mortels. Le gui est donc considéré comme un intermédiaire entre les dieux et les hommes, entre le ciel et la terre, et ne doit normalement entrer en contact ni avec l'un ni avec l'autre, afin de maintenir cet équilibre divin.

    Les arbres et les plantes de Yule

    Un druide s'apprétant à ceuillir le gui, plante sacrée envoyé par les dieux du ciel

     

    Le houx est une autre plante symbolique de Noël, car son feuillage persiste même en hiver et reste vert. Idem pour ses baies qui d'une part restent rouges vifs malgré la froidure de l'hiver, mais qui sont toxiques d'autres part. C'est donc un symbole paradoxal de vie et de mort, de putréfaction et de renaissance de la nature et de la vie, car cette plante aux baies toxiques reste fertile et vivace tandis que tout gèle et tout dort autour d'elle. Son importance est également soulignée par un mythe celte, à savoir la célèbre histoire d'amour de Tristan et Yseult, reprise par la littérature courtoise médiévale et chrétienne d'Occident (dont je parlerai dans un prochain article).

    Le houx est d'autant plus lié à la fête de Yule que celle-ci est sensé commémorer la mort du "Holly King" (le "Roi de Houx"), auquel succède le "Oak King" (le "Roi de Chêne"): cette sorte de passation de pouvoir entre ces deux dieux sylvestres de la mythologie scandinave pourrait représenter d'une certaine manière le passage avant l'heure de l'hiver, saison froide et sombre où seul quelques plantes tel-que le gui, le houx ou les conifères restent verts et continuent à porter leur fruit, au printemps, qui marque le retour à des temps de lumière et de chaleur ainsi-que le règne des arbres au feuillages caducs à l'instar du chêne. N'oublions pas que c'est après le solstice d'hiver que les jours commencent à rallonger.

    Les arbres et les plantes de Yule

    Le "Oak King" à droite, dieu-arbre du printemps; et le "Holly King" à gauche, dieu-arbre quant à lui de l'hiver.

     

    Avant de clore cet article, je vais vous faire part de ma réflexion sur le fait que c'est le dieu Cernunnos qui est associé aux festivités du solstice d'hiver et de Yule dans sa version celtique. Je pense en effet que si c'est un dieu-cerf qui préside à cette fête, ce n'est pas vraiment un hasard: un effet, le dieu-cerf Cernunnos est connu pour porter des bois, comme ses frères cervidés. Or, souvenez-vous que les cerfs perdent leur bois en hiver, et que ceux-ci repoussent au printemps. Ainsi, au coeur de l'hiver où les cerfs perdent leur ramure, Cernunnos représente l'espoir du retour de la lumière et du soleil, où les cerfs pourront voir leur cher ramure orner à nouveau leur têtes. C'est peut-être en partie pour cela qu'ensuite le renne est devenu l'animal fétiche du Père-Noël, celui qui tire son traîneau, certainement par amalgame avec le cerf, et aussi probablement pour correspondre à l'aspect plutôt nordique de Yule et de Noël. Ceci dit, les rennes quant à eux ne perdent pas leur bois en hiver... mais bon, il me semblait intéressant de vous faire part de cette petite réflexion personnelle. happy

    Les arbres et les plantes de Yule (1ère partie)

    Cernunnos, avec de petits airs de Papa Noël afin de correspondre aux symboles de Yule (couleurs rouge et verte, couronne de houx et de sapin...) et un nouveau-né dans les bras, qui serait peut-être l'enfant-solaire naissant du solstice d'Hiver qui, à l'exemple de Phoebus (Appolon) ou Mythra, représente la renaissance du soleil lors du Solstice d'Hiver, quand tout à l'air sombre et froid

     

    Je parlerai des origines païennes et nordiques de la bûche de Noël dans un prochain article, afin d'alléger quelques peu celui-ci. En attendant, bonnes fêtes de fin d'année et surtout bonne année! Que le brai de Cernunnos vous apporte chaleur et réconfort en ces temps rudes de l'hiver, en attendant la victoire du printemps, lorsque les agneaux naîtrons et que les feux d'Imbolc brûleront à nouveau (le premier février).

     

     

     

     

    * Il existe une autre version de ce mythe, plus répandue, où Balder meurt sans pouvoir être ressuscité par les dieux d'Asgard, et où il ne ressuscite qu'après le Ragnarok (Crépuscule des Dieux suivi de la naissance d'un nouveau monde). Mais j'en parlerai plus une autre fois. wink2


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  • Précédemment sur le blog "Sous l’œil de Morrigan": Les Slaves, avant l'évangélisation de leur terres et de leur peuples, avaient un panthéon riche en dieux et en déesses, que certains vénèrent à nouveau de nos jours au sein de la Rodnoverie. Ainsi, nous avons vu les noms, les apparences, les fonctions et les attributs de certains dieux parmi les plus importants du panthéon slave, à savoir Rod, Svarog, Perun, Vélès et Svantovít (ces quatre derniers dieux faisant partie du "Triglav" de Svarog). Donc, reprenons là où nous nous étions arrêté.

     Et si mon petit résumé du précédent épisode n'a pas suffit pour vous rafraîchir la mémoire, voici une chanson du groupe de Pagan/Folk Metal russe Grai afin de vous réveiller les esgourdes.

     

    6- Svarog a une bien charmante épouse, nommée Mokocha. Il s'agit de la déesse du tissage et du filage, bref, des tâches féminines (ne vous inquiétez pas, les femmes slaves n'étaient pas pour autant de simples femmes soumises, car elles avaient leur place dans la société et jouissaient de libertés que n'avaient pas les femmes chrétiennes de l'époque). Mokocha est aussi la déesse de l'abondance et des récoltes. Mokocha est une déesse-mère liée à l'eau et à la terre, et c'est elle qui tisse les fils du destin, aidée en cela de Dolia (dieu ou déesse protectrice des hommes et incarnation de la chance et du bonheur) et de Nedolia, ce qui n'est pas sans rappeler d'autres triptyques de déesses ayant la même fonction dans d'autres mythologies indo-européennes, tel-que les Moires grecques, les Parques romaines ou encore les Nornes germano-scandinaves. 

      

    Que sais-je sur le panthéon slave? (2ème partie)

    La généreuse Mokocha 

     7- Stribog, fils de Svarog, est le dieu des vents. D'ailleurs, les vents sont parfois nommés dans les légendes les "petits-fils de Stribog". Stribog a une double apparence: celle d'un vieillard aux cheveux blancs, et l'autre celle d'un jeune homme ayant les gouslis (des instruments à cordes pincées traditionnels slaves, que possède également Vélès), et étant armé d'un arc et de flèches. Son animal "totem" ou emblématique est l'oiseau Stratim (la mère de tous les oiseaux et gardienne du soleil, qu'elle garde sous son aile la nuit et qu'elle relâche le matin afin d'offrir la lumière au monde). Stribog avait plusieurs enfants et petits-enfants, dont Posvit, le dieu de la tempête, Dogoba, le dieu du beau temps et du vent agréable, Poloudennik, le dieu du vent du midi et Polounotchnik, le dieu du vent de minuit. 

    Que sais-je sur le panthéon slave? (2ème partie)

    Stribog

     

    8-  Rod eu deux autres fils très différents: l'un est Bélobog, le dieu du soleil, de la lumière, de la chance et du bonheur; son frère Tchernobog, quant à lui, est le dieu du mal, de la nuit et des ténèbres. Les deux frères sont en lutte permanente, ce qui symbolise la succession du jour et de la nuit: jour... nuit... jour... nuit...! (Okay! he). Bélobog avait tantôt l'apparence d'un cygne blanc, tantôt celle d'un vieillard de blanc vêtu avec une barbe blanche et un bâton de pèlerin. Il est souvent accompagné d'un chien ailé (kawaaaï ^w^). Pour rendre hommage à Bélobog, les dieux construisaient ses temples sur des collines exposées au soleil. Ses temples étaient décorés d'or et d'argent en abondance, de sorte à ce qu'il ne reste aucun endroit non éclairé. Les gens faisaient (et font certainement encore dans le cadre de la Rodnoverie) des festins et des jeux pour honorer le dieu de la joie et du bonheur Bélobog. 

     

    Que sais-je sur le panthéon slave? (2ème partie)

     Bélobog (kawaï le chien ailé* ^w^) 

      

     9- Quatre sœurs régissent les différents moments de la journée selon les Slaves païens: Zaria-Zarénitsa, ou Zaria, la déesse du matin et de l'aube; Poloudnista, la déesse du jour; Vetchorka, la déesse du soir; et Kupalnitsa, la déesse de la nuit.

    Poloudnista, l'une des quatre sœurs, est la déesse du jour. Elle se présente comme une jeune femme vêtue de blanc aux longs cheveux flottants. Elle apparait notamment aux mortels à midi, afin de rappeler à ceux qui travaillent dans les champs que c'est l'heure de se reposer. Poloudnitsa punit celles et ceux qui continuent de travailler à midi en leur envoyant des rayons de soleil. Kupalnitsa, quant à elle, avec l'aide de Sémargl (un dieu ayant l'apparence d'un chien avec des ailes d'aigle), donna naissance aux jumeaux Kupala (le dieu de l'été, des fleurs et du feu) et Kostroma (la déesse du printemps, de la fertilité et de l'eau). Comme quoi la zoophilie n'était pas vraiment un tabou chez les divinités slaves!

      

    Que sais-je sur le panthéon slave? (2ème partie)

    Gare à ceux ou celles qui font des heures sup' à midi, car Poloudnitsa les frappera à coup de soleil 

     

    10- Un autre dieu très important n'est autre que Dajbog, le dieu du feu, du soleil et des moissons. Fils de Svarog lui aussi (décidément, ce sont de vrais lapins ces dieux Slaves ^vv^), il est beau, fort, lumineux... et blond. Il donne aux humains la force, la santé, la sagesse, l'intelligence et la maîtrise. Il est considéré comme l'ancêtre des Russes, voir des Slaves, et c'est lui qui aurait inventé le calendrier et la mesure du temps. Certaines légendes soutiennent que c'était jadis un héros, et qu'il serait devenu un dieu par la suite. Il y a une histoire "zarbi" à propos de Dajbog: sa femme Marena, fille de Lada (la mère des dieux, la femme de Rod et la déesse-mère) et déesse du mal et des ténèbres qui, selon les légendes, essaie tous les matins de tuer Dajbog le soleil. Cependant, elle finit toujours par reculer, car elle est effrayée par la beauté et la puissance lumineuse du dieu solaire. En gros, une déesse maléfique qui essaie de tuer son mari le dieu solaire! o_o  

    Que sais-je sur le panthéon slave? (2ème partie)

    Le beau et lumineux Dajbog 

     

    Pour clore cette article, rien de tel qu'une chanson de Arkona rendant hommage à un autre dieu solaire de la mythologie slave, nommé Yarilo.

    Cette chanson bénéficie d'une introduction et d'une traduction de Darkitude The Watcher! \m/

     

     

    * Ce chien ailé qui accompagne le dieu Bélobog est peut-être à rapprocher d'un autre dieu slave nommé Sémargl, qui aurait lui-même l'apparence d'un chien ou d'un loup avec des ailes d'aigle. J'écrirai un article sur ce dieu mystérieux et ses origines, ce qui permettra entre autre d'alléger un peu cet article qui est plus fourni que je ne l'aurai cru. :) 


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  • Avant la christianisation de leur terres, les Slaves avaient leur propres dieux et déesses, et ils les ont partiellement retrouvés sous la forme de la Rodnoverie, c'est-à-dire le Néo-Paganisme slave. Ce panthéon est riche en divinités diverses, dont je compte vous faire un modeste résumé dans cet article, à la lumière de mes connaissances tout aussi modestes.

     

    Une chanson de l'excellent groupe pagan moscovite Arkona*, qui rend hommage à certains dieux dont je parle dans cet article

      

    Donc, voici une petite liste des principaux dieux et déesses du panthéon slave ainsi-que quelques informations sur leur compte (attributs, fonctions, pouvoirs...). Mais avant de commencer, un petit avertissement: je parlerais parfois au présent pour parler de ces croyances a priori disparues depuis déjà des siècles, car elles ont en quelque sorte ressuscité après des siècles de Christianisme forcé, et elles existent aujourd'hui sous la forme de la Rodnoverie. La Rodnoverie est une croyance Néo-païenne qui consiste à vénérer les anciennes divinités du polythéisme ancestral des Slaves, et à leur vouer un culte.

    1- Commençons je vous prie notre tour d'horizon par le commencement, à savoir le dieu Rod, qui est considéré comme le dieu primordial de la mythologie slave. Rod est le père de tout ce qui vit et existe. C'est lui qui a séparé le monde des mortels, le Yav (la Terre) du monde des morts, le Nav (situé sous terre), et du Prav, c'est-à-dire le monde des dieux, dans le ciel (comparable en cela à Asgard dans la mythologie germano-scandinave). C'est également lui qui envoie les âmes sur terre afin qu'elles habitent les corps des enfants venant de naître dans le Yav. Il est généralement représenté comme un vieillard portant le Livre du Destin, ou comme un faucon. D'après les croyances slaves, il ne se mêle plus des affaires du monde, et se contente de surveiller les dieux plus jeunes qui lui ont succédé. Ainsi, il n'y avait ni de temples ni d'offrandes consacrées au dieu Rod. Cependant, il existe de nombreux talismans protecteurs en bois, en argile ou en pierre avec l'effigie de Rod.

     

    Que sais-je sur le panthéon slave?

    Le dieu universel Rod

     

     

    2- Rod eu un fils, nommé Svarog. Dieu du feu céleste et de la métallurgie, Svarog est également l'époux de la déesse Makoche ainsi-que le père de beaucoup de dieux, tel-que Perun, Stribog ou Dajbog. Tandis que son papa Rod est le créateur de l'univers, Svarog, quant à lui, aurait crée la terre. D'ailleurs, c'est le dieu de l'abondance, à qui on adresse des prières afin d'obtenir de bonnes récoltes. C'est lui qui a permit aux gens de domestiquer le feu, en brisant la couverture céleste de ses flèches enflammées, puis en ouvrant le ciel pour leur offrir le précieux feu céleste. Il a aussi permit aux humains d'apprendre le travail des métaux, notamment le cuivre et le fer, en jetant une pince de forgeron sur la terre. Svarog possédait la corne d'abondance.

    Que sais-je sur le panthéon slave?

    Svarog, ici représenté en vieillard, alors qu'il avait parfois, aussi, l'apparence d'un forgeron jeune et fort ou d'un cavalier à quatre têtes

     

    Svarog est parfois nommé Triglav ou Triglaf, ce qui signifie "trois têtes". Le Triglav est ainsi la trinité divine représentant le tout-puissant Svarog et ses deux autres facettes, à savoir Perun et Vélès (ou Svantovít). Chacune des trois têtes représente l'un des trois principes moteurs de l'univers selon la mythologie slave, c'est-à-dire l'expansion, la rétention et l'équilibre. Une montagne de Slovénie a été nommé Triglav en hommage à cette trinité divine, certainement car ces dieux étaient supposés avoir leur trône au sommet de cette montagne, qui est en tout cas le plus haut sommet de Slovénie.

     

    Que sais-je sur le panthéon slave?

    Une statue/totem contemporaine représentant le Triglav de Svarog à Glogów, en Pologne

     

     

    3- Perun était le dieu du tonnerre, des tempêtes et de la nature. C'était le dieu protecteur de la Russie kiévienne et le patron des guerriers. En tout cas, il avait un look original: les cheveux noirs ou gris, la barbe blonde voire dorée, dotée d'une grande taille et de larges épaules. Il était armé d'une massue, d'une hache, d'un arc et de flèches-éclairs. D'ailleurs, la hache de Perun est un pendentif encore porté par les adeptes de la Rodnoverie. Il avait comme moyen de locomotion un cheval ou un char tiré par des chevaux ailés noirs et blancs. Bref, Perun, il est trop fort... et je dirais même plus: c'est le plus fort de tous! D'après les anciennes légendes slaves, c'est lui qui lutte contre les forces du mal le 2 Août, le jour de Perun. Ce jour-là, certainement en espérant vainement échapper au dieu du tonnerre, les esprits maléfiques se transforment en animaux. C'est d'ailleurs pour cela que ce jour-là, il était déconseillé de laisser entrer les chiens et les chats dans la maison, afin de se préserver de la colère de Perun (pauvres minous et pauvres toutous! o_o). Perun, lui, est aussi connu pour aimer se transformer en taureau: c'est pour ça que les anciens Slaves considéraient le taureau comme un animal sacré. 

    Que sais-je sur le panthéon slave?

    Le flamboyant et resplendissant dieu Perun, d'après le peintre V. Korolkov

     

    Les temples de Perun avaient eux aussi la classe: ils étaient à ciel ouvert, en forme de fleurs à six ou huit pétales, ces "pétales" étant les fosses où brûlent les feux sacrés consacré au dieu Perun. Au centre du temple est placé une statue de Perun, avec en face de lui un autel en forme d'anneau. Son animal "totem" est le coq, sa fleur l'iris bleu, son arbre le chêne et son jour de la semaine le jeudi.

     

    Que sais-je sur le panthéon slave?

    La hache de Perun était l'un des principaux pendentifs du Paganisme slave, et c'est aujourd'hui l'un des principaux symboles de la Rodnoverie, tout comme le Mjollnir (ou le Marteau de Thor) est un symbole et un pendentif très important dans l'Asatrù (Néo-Paganisme germano-scandinave)

     

     

    4- L'autre fils du dieu universel Rod n'est autre que Vélès, ou Volos (également connu sous le nom de Svantovít) le dieu du bétail, des animaux, de la prospérité, de la fécondité et de la magie, ainsi-que le dieu protecteurs des chasseurs, des agriculteurs, des marchands et des volkhves**. C'est l'un des dieux les plus anciens, et son frère est Khors, le dieu du soleil et de la lumière. Vélès, quant à lui, est le dieu de la lune. Il habite sur l'île magique de Bouïan avec sa femme Azovouchka, qui est la fille de Svarog. Elle et Vélès ont eu ensemble un fils nommé Sva.

    Vélès, est très lié au règne animal. En effet, il a longtemps été représenté et imaginé sous la forme d'un ours, avant d'avoir celle d'un vieillard barbu et poilu (le nom de Vélès signifie d'ailleurs "chevelu"). De plus, c'est lui qui a apprit aux humains à domestiquer et à utiliser les animaux plutôt que de les chasser et de les tuer. Enfin, durant les fêtes de la Maslenitsa (équivalent du Mardi Gras) et les Sviatki (fêtes d'hiver) il était de coutume de se déguiser en animaux avec des masques et des manteaux en peau retournée. Le Vélès sous forme d'ours était encore vénéré chez les Slaves même après que le dieu ait été représenté avec une apparence humaine, entre autre lors de la Komoïéditsa, la fête du réveil de l'ours Vélès (papa ours! ^w^).

    Que sais-je sur le panthéon slave?

    Vélès vêtu d'une peau de taureau et chevauchant un ours

     

    Les Slaves avaient pour habitude durant les récoltes de "friser la barbe" en l'honneur du dieu de l'agriculture Vélès. "Friser la barbe" signifie liés les derniers épis de moissons sans les couper, formant ainsi une barbe, en hommage du dieu barbu Vélès qui apporte fertilité et prospérité.

     

    5- Svantovít serait soit l'autre nom de Vélès, soit un dieu à part entière. Dans ce cas, Svantovít (ou Sventovit) est le dieu de la guerre. Il était notamment vénéré par les Wendes, un peuple de slaves occidentaux, qui lui ont dédié son principal temple au Kap Arkona (situé dans l'île de Rügen, au Nord-Est de l'Allemagne et dans la mer Baltique), où était installé une statue du dieu représentant Svantovít avec quatre têtes. Outre cet étrange attribut, ce dieu posséderait une épée, une lance et un drapeau, qui étaient eux aussi conservés dans son grand temple à Arkona. D'après le Docteur Faith Wigzell, Svantovít était représenté tenant une corne remplie de vin lui permettant de prévoir les moissons, et accompagné d'un cheval blanc lui permettant de prédire l'issue des guerres.

     

    Que sais-je sur le panthéon slave?

    Le dieu quadricéphal (à quatre têtes) des Wendes Svantovít

     

     

    En effet, il est dit que la nuit, Svantovít combat les forces du mal sur son cheval blanc, et que si celles-ci sont trop nombreuses pour lui tout seul, il souffle dans sa corne pour appeler le lever du soleil, afin que les autres dieux lui viennent en aide. Le jour, monsieur se repose afin de se préparer pour de nouveau combats (cela pourrait être une bien bonne excuse pour pouvoir faire la grasse matinée tout en jouissant du plus grand respect ^^).

     

    Que sais-je sur le panthéon slave?

    Une autre représentation de Svantovít le représentant avec une représentation d'aigle sur le sommet de son casque et sur son bouclier***

     

    Les autres dieux du Svarga*** descendraient de ces trois ou quatre divinités que j'ai citées plus haut (la résidence des dieux et le siège du Triglav d'après les Slaves, pouvant être comparé au Walhalla de la mythologie germano-scandinave par exemple). Mais cela, c'est une autre histoire, que je vous raconterais avec plaisir dans un prochain article. En attendant, Slawa Perun, et gloire aux Anciens Dieux immortels de la Rus primordiale! happy

     

     

    Que sais-je sur le panthéon slave?

    En tout cas, gloire à notre mère la Terre, la mère de la Nature à qui nous devons la vie! 

     

     

    Une fois de plus, la musique adoucit les mœurs. Ici, ce sont les paganeux polonais de Radogost qui rendent un bel hommage aux dieux slaves ancestraux dans cette "chanson d'adieu du guerrier"!

     

     

    * Une version en vostfr de cette chanson existe sur YouTube, publié par Darkitude the watcher. \m/

     

    ** Les volkhves sont les prêtres-sorciers de l'ancien polythéisme slave, comparable en cela à des sortes de druides ou de chamans. Ils ont été persécuté par l'Eglise chrétienne et par l'Inquisition, à cause de leurs croyances divergentes de ce que voulait imposer ces autorités en évangélisant de gré ou de force les slaves. Cependant, les volkhves refont surfaces de nos jours en tant que prêtres néo-païens au sein de la Rodnoverie.

     

    *** L'aigle a souvent était un symbole de puissance et de pouvoir guerrier, tribal, royal ou impérial en fonction des sociétés (Rome antique, France napoléonienne, Allemagne nazie...). Par exemple, chez les peuples natifs des grandes plaines d'Amérique du Nord, comme les Lakotas ou les Cheyennes, il était de coutume de récompenser l'exploit d'un guerrier en lui offrant une plume d'aigle comme parure de tête ou de cheveux...

     

    *** Le Svarga est la résidence des dieux ainsi-que le siège du Triglav d'après la mythologie slave. Le Svarga se situe logiquement dans le Prav, le monde céleste des dieux. ;)

    Si c'est le cas, le Svarga est alors comparable au Walhalla de la mythologie germano-scandinave

     

     

     


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